Passion textile

Qui sommes nous ?

Christine Browaeys

Christine Browaeys, ingénieur texturgiste, sociologue :
J’ai toujours été passionnée de textiles, sans doute à cause de mes origines familiales dans le Nord de la France, là où mes grands pères avaient été industriels dans cette filière alors florissante. Forte d'une expertise dans le domaine des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), secteur qui a révolutionné les modes de vie, j’ai rejoint un autre secteur d’innovation, plus tangible, celui des matériaux textiles.

Biographie sur le site de Futura Sciences
Fiche métier - Expertes France
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La passion du textile

Le monde des technologies digitales nous éloigne des perceptions matérielles, et je trouve que le textile peut contribuer à rematérialiser tous les services qu’il propose aujourd’hui. Le textile se prête très bien à embarquer des fonctions et permettra de les assimiler beaucoup plus dans notre quotidien, du fait de sa proximité sensorielle.
Nous voici aujourd'hui à l'ère de la TEXTURGIE


Des artistes textiles que la Provence a inspirés

Alfred Latour designer textile

Alfred Latour, peintre, graveur, affichiste, mais aussi designer textile

Un dessin pour étoffe doit être bien composé; l’harmonie entre les pleins et les vides doit être parfaite, avoir des rapports continus. Assurément, les étoffes d’Alfred Latour sont parmi les plus élégantes de l’après-guerre, pleines de gaieté et de subtilité. Elles ont donné une impulsion à la mode de cette époque, lui apportant une nouvelle joie de vivre.

Dans les années trente il prend la succession de Raoul Dufy, pour la réalisation de toiles de soie et de coton imprimées. Il confirme l’étendue de ses talents de graphiste, de graveur et de designer, et il prouve la parfaite anticipation qu’il a du motif en mouvement, de l’abstraction du sujet dans le flottement de matière souple.

Loin des modes et des mondanités, Alfred Latour (1888-1964) préféra les cieux provençaux d’Eygalières, au pied des Alpilles. Il quitta sa vie trépidante pour un mas provençal, sans confort, battu par le mistral. Le silence, la création fut pour lui comme "un exercice de disparition".


Claude Viallat Peintures III Berlin

Claude Viallat, artiste textile, vit et travaille à Nîmes

Claude Viallat Viallat s’est répandu sur toutes sortes de matériaux textiles. Il explique : « le fait de travailler sur des toiles non tendues m’ouvrait de grandes possibilités de démonstration : soit la toile accrochée par deux points, par un point, pliée, froissée, en vrac… enfin toutes les situations imaginables ».

La galerie Kajetan de Berlin est heureuse de présenter la troisième exposition personnelle de l’artiste (né en 1936 à Nîmes, où il vit et travaille). Viallat est considéré comme l’un des innovateurs les plus influents de la peinture, notamment au sein du mouvement Supports/Surfaces, dont il est cofondateur. L’exposition réunit des œuvres de 2024 et 2025, qui condensent de manière exemplaire la redéfinition radicale de la peinture défendue par Viallat depuis la fin des années 1960 : la dissociation de la surface picturale du châssis, le recours à des matériaux trouvés, usagés ou issus de la production industrielle, et l’utilisation constante d’une forme sérielle – ni clairement organique ni géométrique – devenue marque de fabrique.
Claude Viallat | Malereien III | Ausstellungsansicht / Exhibition View 2026 | Courtesy Claude Viallat & Galerie kajetan | Photo: Gunter Lepkowski


bouquet de trintanelles

Trintanelle, trantanel... T3Nel

Nommée par les anglophones « flaxed-leaved daphne », cette plante est originaire d’Asie Mineure, dans la région de Gnide, une ville antique située en face de l’île de Chio, d'où son nom daphne gnidium.

Le languedocien trantanel désigne la passerine des teinturiers qui fournit une couleur jaune. Ce mot est passé dans la langue nationale ("languedocien trantanel m. passerina tinctoria" - 1674, Littré).

... et a inspiré le nom de notre activité qui croise matières textiles et technologies : T3Nel


La fibre textile, une hérédité

Teintures & Apprêts Browaeys - deGeyter.

En juin 1842, Jean-Baptiste Browaeys fonde une usine de teinturerie de laine et de coton à Roubaix. L’eau étant nécessaire à son fonctionnement, c’est le long de l’un des « riez », le Trichon, que s’implante l’entreprise. En 1847, J.B. Browaeys épouse Nathalie Degeyter, et l’enseigne prend le nom de Browaeys - Degeyter.

A partir de 1874, sous l’impulsion de Jean et Edmond Browaeys, commencèrent études et essais pour le développement de la teinture sur pièces, avec la transformation de tout le matériel industriel .

Grâce à cet esprit précurseur, l’entreprise sera florissante jusqu’au début du XXème siècle, mais la remise en route de l’usine fût difficile après la guerre de 1914-18, et la crise de 1929 affaiblit encore plus les bénéfices. L’activité s’arrêtera définitivement après la deuxième guerre mondiale.